Con, troll, zèd
A l’occasion du petit rafraîchissement d’une façade qui se délabrait (et bien que le thème Hemingway soit un “ancien” thème mais auquel je ne peux résister, autant pour sa sobriété que pour le nom), je me fends d’un billet, je vous impose une nouvelle torture. D’ailleurs, avant de commencer, je dois avouer que je n’ai jamais compris pourquoi vous veniez (et surtout continuiez à venir) lire mes inepties polysyllabiques. Enfin, bref, commençons.
Il y a à peu près une dizaine de jours, j’ai été réélu PR de la FAEPF. A ceux que ça ne dit rien, les AEPF sont l’équivalent de BDE pour les polynésiens, et la FAEPF rassemble leurs présidents. Pour ceux à qui ça parle: oui, bizarrement, tout s’est fait dans les règles. Certains argueront qu’être élu quand le seul autre candidat ne se présente pas n’est pas chose très ardue. Je répondrais que c’est totalement vrai.
J’ai donc l’honneur pendant un an (un petit peu moins en fait, nous verrons ce point plus tard), d’être le représentant de la jeunesse estudiante polynésienne en métropole (et d’ailleurs). J’ai choisi de rempiler pour une année, malgré les difficultés, malgré les incompréhensions, malgré les coups tordus de certaines personnes parce que je suis triste de voir l’organisation (ou plutôt l’absence d’organisation) des étudiants de Polynésie Française (PF) en métropole (FR). Nous avons des vies relativement facile et une chance d’autant plus grande. C’est un très grand bien. Le seul inconvénient est qu’à avoir une vie facile, on pense qu’elle le sera naturellement.
Or la PF rencontre depuis un certain temps, et pour un moment, des … quel est le terme exact déjà …. hmmm, ah oui: turbulences. L’état de la PF remplirait plusieurs volumes de mots savants et compliqués rédigés par des gens ayant un melon plus gros qu’une pastèque, il semble donc avéré que cela dépasse le cadre de ce billet. Retenons ce simple fait: nous sommes de jeunes polynésiens, et tout ce que nous avons connu est appelé à changer.
Dans tout ce schmilblick où, dans le meilleur des cas, on s’inquiète de son avenir ou, au pire, on se tire la bourre, il apparaît incongrue (le terme qui me vient en tête est suicidaire, mais je ne veux pas céder à la mode de 2012) de ne pas s’unir, dès le banc de l’université, pour préparer la PF 2.0. Mais nous ne sommes pas à une incohérence près, n’est-ce pas ?
Alors me voilà, armé de ma bonne volonté et de mon utopie, souhaitant montrer à “mes” chers étudiants que nous ne sommes pas seulement liés, mais bien dépendants les uns des autres. Quant aux initiatives concrètes, j’aurais la politesse d’en réserver la primeur aux délégués de la FAEPF, et puis, ça ne vous intéresse pas, si ?
