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by le maître des lieux
Le Temps passe. C’est une banalité autant qu’une fatalité. Pour certains, c’est une bénédiction, mais ça, c’est une autre histoire. Le Temps, passe, donc. Et bien que ce soit sa seule caractéristique, c’est également sa plus grande force. Car le Temps qui passe ne nous laisse pas réellement le temps de nous poser.
Il coule, telle une rivière, et nul humain n’a encore réussi à opposer un barrage au flot du Temps. Le Temps coule, le Temps fuit, le Temps nous pousse à vivre, qu’on le veuille ou non. S’il est bien une chose que l’homme n’arrivera jamais à dominer, c’est bien le Temps. Car alors, si cet ultime domaine venait à être souillé par l’homme, il accèderait au statut tant surestimé de dieu.
Donc, le Temps. Le Temps ne nous laisse pas à lui. Nous n’avons pas le temps, c’est le Temps qui nous a. Il fait de nous ce qu’il veut, avec cette élégance de nous laisser croire, pauvres fous que nous sommes, que nous maîtrisons “notre” temps, le temps qui nous est imparti ici-bas.
Je me répète, je le sais, mais la force du Temps est qu’il ne nous laisse pas nous poser pour réfléchir, voir les changements, les évolutions, quelles soient dans nos têtes, dans nos cœurs, dans nos corps. Et tout cet empressement n’aurait que peu de saveur pour le Temps si, sadique, il ne nous rappelait pas qu’il fait son ouvrage.
Ce matin, je me suis pesé. Je fais maintenant 88 kilos.
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Eurodiet, Prince Hinoi!!!