Je ne suis plus un branleur (sic)
by le maître des lieux
Où, Où, OÙ ?
Où est donc passé la vigueur musculaire de ma prime adolescence ? Ou est passée la fluidité de mes tendons et de mon cartilage, m’autorisant l’obscène répétition de cette lubrique pratique, asséchant autant l’esprit que les bourses ?
Oh, priapique pratique, toi à qui j’ai donné mes plus belles soirées, pourquoi donc m’as-tu abandonné ? Que n’ai-je donc pas fait pour te contenter, pour m’agenouiller devant toi tel un moine devant son vin, métaphore d’une divinité, pourquoi pas Eros, matérialisé dans notre bas monde ….
Car oui, oui, tel est mon amer constat, ma si fébrile ardeur semble avoir suivi la courbe des marchés mondiaux et pointe maintenant au plus bas. Oh, dieu, quelle tristesse que de ne plus tirer plaisir et jouissance d’un souillage de mes draps à la désespérante blancheur.
Et pourquoi diable attache-je une telle importance à l’activité de mon poignet ? N’ai-je pas la plus délicate et sensuelle des demoiselles, bien que distante, pour combler mes indécentes ardeurs ? D’ailleurs, ne serait-ce pas un artifice, une inconsciente stratégie, destiné à tempérer ma fouge dans l’attente de la réalisation de mes vils désirs ?
Je ne le pense (malheureusement) pas. Car depuis plusieurs semaines, mon (ancien) principal vice a capitulé devant plus forts que lui. Alcool et Tabac, deux compères ayant fait les grandes heures d’Al Capone, se sont installés en grand seigneurs. Rien de moins qu’un D4 ne trouve grâce à mes yeux et tout alcool ayant séjourné moins de 10 ans en fût m’irrite fortement le palais. Suis-je donc devenu, à l’insu de mon plein gré, un de ces vulgaires snobs qui privilégie forme au fond ?
Seule l’Histoire (oui, avec un grand H) nous le dira. Car oui, c’est bien dans l’Histoire que s’inscrira l’activité de mes gonades! Je le (re)dis sans peur et sans reproche: c’est dans l’Histoire que s’inscrira l’activité de mes gonades!
Un point, c’est tout.