Pour une Polynésie 2.0

by le maître des lieux

Billet à paraître prochainement sur Politita. Comments welcome.

Le web 2.0 est une (r)évolution de l’usage de l’internet, le rendant plus accessible à M. tout-le-monde.

Faisant des études en informatique, c’est un concept que je manipule quotidiennement et qui m’a toujours plu en vu d’une application à la Polynésie, véritable laboratoire aux possibilités quasi-infinie.

La Polynésie 2.0 est ainsi une idée dont l’évidence peut paraître affligeante. Un territoire aussi étendu et hétérogène, démorgaphiquement comme économiquement, ne peut que profiter des TIC. De plus, l’arrivée “imminente” du câble nous offre, attention à l’enfonçage de porte ouverte, de nouvelles possibilités. Lapalisse n’aurait pas dit mieux.

Plus encore que les projets économiques (centre d’appels 24/24, data center, data bank…), plus encore que les projets d’administration électroniques, c’est le projet citoyen qui est au cœur de la Polynésie 2.0.

Dans une Polynésie où les débats à l’Assemblée seront retransmis en direct avec transcription instantanée des débats, où les parutions au Journal Officiel seront intégralement consultables par recherche, dans une Polynésie où les statistiques pourront être consultés avec la même facilité qu’un outil tel que Gapminder, le citoyen moyen pourra aller demander des comptes à ses élus sans aucune hésitation, en une (quasi-)parfaite connaissances de cause.

Soyons juste: l’Assemblée propose déjà les séances en streaming audio et vidéo sur son site, et les différents textes juridiques sont relativement facilement trouvables.

Mais la “vraie” Polynésie 2.0 s’accomplira quand tout un chacun pourra mettre en relation ces différentes données. Et puis, les données les plus importantes qui manqueront toujours à une vraie démocratie: l’activité publique de nos politiques, ainsi que leur patrimoine. Mais gardons l’utopie pour demain.

J’avais demandé il y a quelques jours à l’ISPF un échantillon de leur base de données afin de construire un outil comparable à GapMinder. Le deal était, de mon point de vue honnête: en échange de leurs données, je leur rendais un outil, dont ils pouvaient demander des fonctionnalités, libre de droit. L’outil en question aurait ensuite était consultable sur le site de l’ISPF ainsi que sur celui de Politita.

J’ai reçu une réponse en forme de “Tu es gentil, mais il ne faut pas déranger les grandes personnes”. Demain n’est pas pour tout de suite. Et puis, qui sait, seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Pour terminer, une petite vidéo pour nos lecteurs anglophones: