Je suis triste de bonheur
by le maître des lieux
Ouais, voilà, c’est dit: je suis triste. Triste, mais de façon heureuse, tout en nageant dans le malheur le plus total, teinté d’un rose pastel et des plus noires pensées depuis Faust.
Pour vous dire à quel point je suis triste, et pour vous donner une métaphore douce-amère dont la candeur n’aura d’égale que l’horreur, je peux vous dire que je suis triste comme Bambi quand sa mère vient juste d’être tuée, sous euphorisants, en train de se faire montrer les quartiers chic de Sodome par les vilains chasseurs, mais qui a du mal à ne pas aimer ça.
(Petite précision: Maman, la métaphore sur Sodome reste une métaphore, je te ferais des petits-enfants sans PACS et sans adoption dans pas trop longtemps… enfin, dès que j’aurais trouvé une candidate appropriée).
Si je suis aussi triste de façon aussi joyeuse, c’est pour une raison aussi simple que bête: je viens de m’enlever les poids que je me mettais aux pieds, quand ce n’était pas ailleurs (là encore Maman, simple métaphore).
L’avantage des poids qu’on se met tout seul à soi-même comme un grand, comme dirait Johnny, c’est qu’il s’enlève aussi facilement qu’ils se mettent, quand on est capable de se rendre compte que tout le malheur du monde n’est pas de notre fait, que de ne pas être parfait et plus encore n’est pas un crime, ce qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.
Alors voilà, sur ce blog où traîne mon prénom et mon nom, je me sentais moins libre que sur mon blog où traînait mon pseudo. J’avais perdu le goût de la verve (Maman, relis-bien: verVe), le contenu mourrait au profit de … euh .. ben de rien en fait.
Le soucis de ce blog est qu’il est censé m’exposer à la pleine lumière de la clairvoyance de mes lecteurs, amis, anciens amis, connaissances et accessoirement… Directeur (et co-Directeur) de Thèse … Ouarf ouarf ouarf, n’est-ce pas ?
Et oui, ce n’est pas (un soucis), puisque le formuler me permet de constater l’absurdité du propos: vous, clairvoyant ? La bonne blague, n’est-ce pas ?
(Hormis bien sûr mon Directeur et co-Directeur de Thèse, dont la clairvoyance n’égale que l’intelligence, la grandeur d’âme y tutti quanti… Oui, je lèche des bottes et je vous emmerde
Donc voilà, je suis triste d’avoir été si longtemps le Père Fouettard de mon innocent cynisme et de mon odieuse gentillesse.
Billet écrit en 5 minutes, sans relecture et sans filet. Enjoy Baby. Teriiehina is back, and you know you’ll like that