M. Temaru, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures

by le maître des lieux

Les récentes déclarations de M. Temaru (Tahitipresse, Les Nouvelles de Tahiti) relancent l’éternel débat: l’indépendance de la Polynésie française.

Fruit d’un hypothétique complexe et d’un besoin orange d’épouvantail à agiter au nez de l’électorat polynésien, l’indépendantisme en Polynésie relève plus de l’idéologie que de la réflexion. L’indépendance, aussi attractive qu’elle soit, n’est pas un besoin. Le peuple n’a pas besoin d’être indépendant, il a besoin de manger, de se soigner et de s’accomplir en tant qu’être humain. L’indépendance en Polynésie n’est pas un besoin, c’est un luxe.

Deux points importants. Premièrement, une Polynésie réellement indépendante est forcément une bonne chose. Qui ne voudrait pas être son propre maître ? L’adolescente Polynésie française deviendrait une adulte Polynésie indépendante et montrerait à sa mère d’adoption, la France, qu’elle est maintenant grande.

Deuxièmement, la Polynésie est bien loin de cet âge adulte. Ne serait-ce que dans les mentalités et dans les compétences des “forces vives”, nous sommes bien loin du compte. Et c’est bien là le problème: l’indépendance dans l’état actuel des choses, elle fait peur! De ce qui se dégage actuellement, on sent la préparation d’une indépendance institutionnelle, théorique, avec à la clé très certainement “quelques” milliards de l’Etat français, qui fera par là une double bonne affaire.

Alors oui, oui, j’exagère. Dans d’autres parties du globe, des gens sont dans des situations qui font passer la Polynésie pour Beverly Hills ou Dubai. La révolution verte actuellement en Iran nous montre c’est qu’est une conscience citoyenne. Bien loin des marchandages de tapis de ces derniers mois.

Je veux bien rentrer aider, mais donnez-moi au moins l’illusion que ce n’est pas pour une cause perdue.

Merci d’avance.