Peter Meuel

Pleins de jours tu vis, un jour tu meurs

Comment gagner sa vie ?

Allons, changeons un peu, essayons de faire un billet un brin sérieux, càd qui me concerne réellement. Parce que si tu ne l’avais pas deviné, cher lecteur, la plupart des choses que je publie ici ne serve qu’à meubler un personnage qui n’existe nul part ailleurs que dans notre cerveau commun, à toi et à moi.

Donc, soyons sérieux: comment gagner sa vie ? Foin d’une question au premier degré appelant des réponses du style « en travaillant! » ou d’autres aussi spirituelles du genre « en gagnant au loto ». Avec quoi gagner sa vie ? Quel travail apporte du sens et de l’argent ?

Bien évidemment, la réponse diffère pour chacun mais combien se la pose ? Combien considère la paye ou le nombre d’heures par semaine plutôt que l’aspiration, l’inspiration pour tel ou tel emploi ? Eboueur, freelanceur, auto-tamponneur ou dragueur de sœur, qu’importe le métier pourvu qu’il apporte du sens à la vie.

Combien d’employés de bureau ont l’impression que leur travail donne un sens à leur vie ? Y-a-t’il vraiment des emplois qui ne peuvent être que fastidieux, sans aucun intérêt ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une mauvaise distribution des cartes ?

Et moi ? Comment voudrais-je gagner ma vie ? « Par l’informatique » me semblait une réponse évidente. A vrai dire, toute autre réponse m’aurait paru totalement absurde. Mais au fur et à mesure que les jours défilent, apportant leur lot de joies et de peines, je me rends compte que cela ne me donne pas assez de sens.

Faire des sites de sociétés, des applications web, ça reste agréable, mais il y a une désagréable sensation de manque. Il y a une envie de se sentir utile qui n’est pas comblée. Un petit diable déguisé en ange s’approche de mon oreille et me glisse: « ouais, certes, c’est pas mal, mais à quoi cela va-t-il servir ? ». ‘culé d’ange.

Comment ai-je envie de gagner ma vie ? Avec mon informatique ? Avec mon écriture ? Avec ma musique (lol²) ?

Plus simplement: avec mes mains ou avec ma tête ? Bon, soyons réaliste, je suis plus cérébral que manuel. sélavie. peut être qu’à force d’être cérébral, je trouverai la réponse à ma question. « tout simplement ».

88

Le Temps passe. C’est une banalité autant qu’une fatalité. Pour certains, c’est une bénédiction, mais ça, c’est une autre histoire. Le Temps, passe, donc. Et bien que ce soit sa seule caractéristique, c’est également sa plus grande force. Car le Temps qui passe ne nous laisse pas réellement le temps de nous poser.

Il coule, telle une rivière, et nul humain n’a encore réussi à opposer un barrage au flot du Temps. Le Temps coule, le Temps fuit, le Temps nous pousse à vivre, qu’on le veuille ou non. S’il est bien une chose que l’homme n’arrivera jamais à dominer, c’est bien le Temps. Car alors, si cet ultime domaine venait à être souillé par l’homme, il accèderait au statut tant surestimé de dieu.

Donc, le Temps. Le Temps ne nous laisse pas à lui. Nous n’avons pas le temps, c’est le Temps qui nous a. Il fait de nous ce qu’il veut, avec cette élégance de nous laisser croire, pauvres fous que nous sommes, que nous maîtrisons “notre” temps, le temps qui nous est imparti ici-bas.

Je me répète, je le sais, mais la force du Temps est qu’il ne nous laisse pas nous poser pour réfléchir, voir les changements, les évolutions, quelles soient dans nos têtes, dans nos cœurs, dans nos corps. Et tout cet empressement n’aurait que peu de saveur pour le Temps si, sadique, il ne nous rappelait pas qu’il fait son ouvrage.

Ce matin, je me suis pesé. Je fais maintenant 88 kilos.

Eyjafjöll

A J-7, j’apprécierai énormément que ce volcan islandais calme ses ardeurs printanières et me laisse rentrer à la maison. Merci d’avance.

CDG-PPT: 500 euros.

Modus operandi:

  1. chercher à réserver un billet prime CDG-PPT et se voir répondre d’aller sff parce qu’il n’y a pas de place.
  2. prendre deux billets primes: un CDG-LAX et un LAX-PPT (stop-over de 48h à LAX) et voir que le tout ne fait que 55 000 miles et 250 euros de taxes d’aéroport.
  3. voir qu’on n’a que 50 000 miles sur sa carte flying blue
  4. acheter pour 250 euros les miles manquants.
  5. prendre des séances chez Point Soleil pour ne pas être ressembler à un lavabo malade sur les photos d’accueil au bercail
  6. préparer l’Amex pour une certain tablette à la pomme
  7. être impatient
  8. regretter de ne pas pouvoir faire le CDG-LAX avec l’iPomme
  9. vous narguer

l’iPad

Ce billet est une réponse adressée au vide sidéral et aux couillons qui veulent coûtent que coûtent argumenter avec moi sur l’iPad. Pour ceux qui ont une vie en dehors de l’informatique, je vous résume le billet: je veux un iPad, je vais m’en acheter, et je ne demande rien à personne, alors faîtes pas chier. svp. Pour les autres: bonne lecture.

Le dernier iJoujou de Dieu le Père, aka Steve Jobs, aka « non » pour les intimes, est sorti. Depuis moins d’une semaine aux USA. Dans deux semaines en Europe, à un prix frisant la sodomie. Ce ne sont certes que des rumeurs mais étant consommateur apple depuis plus longtemps que vous n’avez d’ordinateurs, ça ne m’étonnerait pas une demi-seconde.

Donc, l’iPad. C’est un formidable joujou. J’ai hâte de m’en acheter et de bidouiller avec. J’ai hâte de me casser la tête à rendre simple des trucs ‘achement compliqués. They call me… the Simplificator. Je suis béât devant le iMachin alors que j’avais pu sortir de la posture du fanboy typique à deux balles, je suis maintenant capable de considérer mon MBP comme un simple ordinateur et non plus comme une œuvre d’art.

Donc, l’iPad. Ce qui m’énerve autour de l’iPad, c’est que la grande majorité des gens qui ouvrent leur gueule ne le font que pour parler de ce qu’ils pensent manquer: typiquement, la webcam et l’installation de programmes. Parfois, le prix revient comme critique, mais j’ai envie de leur dire d’aller s’acheter un netbook et de se le mettre où ils le souhaitent.

Donc, l’iPad. N’a pas. De webcam. Et alors ? Qu’est-ce qu’en n’en a à foutre ? Quand la 3G est apparue, la visio était la killer-app, on allait tous marcher avec les téléphones à hauteur de lunettes et vivre dans un monde sans guerre. Résultat ? Oreillettes BT et Georges W. Bush.

Non, l’iPad n’a pas de webcam. Oui, il y en aura une dans la prochaine version. Si vous avez besoin d’une webcam, achetez-en une. l’iPad n’est pas une webcam, c’est une tablette. Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris: tablette ≠ webcam.

On ne peut pas installer les applications qu’on veut sur l’iPad. Et mon cul, c’est du poulet ? Et les applications de jailbreak, c’est Apple qui les offre peut être ? De plus, l’iPad a été jailbreaké (techniquement, ce n’est rien d’autre qu’un gros iphone). Fin de l’histoire.

Alors si vous aimez l’iPad, que vous voulez vous en achetez un, le modèle low-cost pour les pauvres (celui que je vais prendre) ou le modèle haut de gamme 64g-wifi-3g-des-photos-de-Michelle-Obama-nue, faites vous plaisir, et comme pratiquement tout ce qui touche à l’informatique, faites en un plaisir solitaire.

D’un point de vue grand public, ce que j’aime dans l’iPad, c’est que ma môman va pouvoir surfer sur internet sans plus avoir à nous faire ch… solliciter :) L’iPad est très certainement le premier ordinateur grand public depuis le Mac. Y aura toujours des champions du monde pour venir me contredire, auquel cas, svp, cf. juste après.

Si vous détestez l’iPad, que vous trouvez que c’est une grosse merde infâme, qu’Apple se fout de la gueule du monde et que SJ est le gourou d’une secte de décérébrés, grand bien vous en fasse. Y a des gens sur le net qui pensent pareil que vous. Allez les voir et refaites le monde dans un forum. Mais svp, svp, arrêtez de me casser les couilles. Merci.

jailbreak iphone, 2 ans après

Tombé du lit, j’ai expédié mes tâches de la journée. Devant un début d’oisiveté méritée, j’ai cherché une vague occupation. Allez savoir pourquoi, ma petite voix m’a sorti « Tiens, et si on jailbreaké l’iphone ? Ca fait lgtps ». J’avais abandonné le JB car j’avais le sentiment qu’il ralentissait mon téléphone, et ça m’agace d’attendre une demi-seconde de plus à chaque appel pour le simple plaisir d’un thème personnalisé.

Je me suis donc diriger vers blackra1n, dernière création de geohot, le gars qui cracke tout ce qui bouge (il a terrassé la PS3 récemment). J’avais suivi d’un oeil la sortie de blackra1n, présentée comme hyper facile, mouais, bof, jugeons sur pièce.

Et là, la claque. Pour bien comprendre, ramenons nous plus de deux ans en arrière. le 21 août 2007, pour ceux qui aime la précision, l’iphone (le 1G, le papy, le dinosaure, celui que les moins de 20 ans ne veulent pas connaître) est *enfin* déblocable. Mais bon, déblocable de façon que même McGyver, il aurait eu peur. Un fer à souder, du sang de licorne et des poils pubiens d’une jeune vierge étaient alors nécessaires (enfin, chuis pas trop sûr pour le fer à souder).

En plus de tout ça, il fallait une dextérité hors pair et une sacré paire de couilles pour aller souder/désouder dans l’iphone. N’étant pas très habile de mes doigts, j’ai préféré attendre la version logicielle du déblocage, qui n’en était pas moins ardu: 20 minutes au bas mot, la possibilité à chaque instant de transformer son iphone en sous-verre, c’était pas le Vietnam, mais ça y ressemblait.

Et donc, là, ce matin, la claque. Top chrono: google -> « blackrain » -> http://blackra1n.com/ -> dowload: 15s. Dézippage, installation, lancement, clic: 15s. Jailbreak de l’iphone: 15s. En une toute petite minute, mon iphone est débloqué. Un sentiment mitigé de joie, de respect et de haine.

Paris en température positive

Est-ce la fougue de ma jeunesse ou ma simple bêtise qui m’a croire que je devrais porter des pulls épais jusqu’en juillet ?

Je ne suis pourtant pas plus con qu’un autre alors pourquoi m’étais-je mis en tête que personne n’ouvrirait plus la porte de ce frigo appelé Paris ?

Je me préparais à affronter ce froid sibérien, polaire par endroit, bravant la nonchalance du mercure et supportant l’antipathie parisienne par passion. Je me voyais déjà au bas du thermomètre pour plus de semaines que je n’aurais pu en supporter.

Et là, et là! Miracle! Le frigo est en panne et Darty n’est pas disponible et c’est tant mieux. Se ballader en soirée avec *un* pull (de préférence tricoté par ma moitié) yak’sa’d'vrai m’sieur’dam e.

En définitive, le deal est simple et conclu: Paris arrête de cailler et moi, j’arrête de râler :)

Pour une prochaine vie, peut être

1,49 Go sur le disque (1 483 653 359 octets) pour 1 857 éléments

1,49 Go sur le disque (1 483 653 359 octets) pour 1 857 éléments.

Finally, really

Mariage de la carpe et du lapin

Où comment rêver d’une chose encore plus impossible (sic!) que la paix israélo-palestinienne.

Je rêve d’un système qui permettrait d’aller dans les librairies 1.0, de chiner, de fouiller, de râler de ne pas trouver ce qu’on cherche (l’être humain est dramatiquement analogique) pour finalement trouver la perle rare. C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui et d’y repenser me faire encore sourire.

Pourtant, au moment de passer en caisse, j’ai eu un petit pincement au cœur: ce serait tellement plus pratique/écologique/économique (rayer la mention inutile) de pouvoir l’acheter en version numérique … Comment concilier les deux ? L’impératif du libraire de vendre pour garder sa boutique ouverte, l’envie du lecteur de ne pas se balader avec 10kgs de livres…

L’idéal, amha, serait de pouvoir se diriger au comptoir avec le livre et décider, lors du payement, de prendre la version papier ou la version numérique. Pour valider la transaction numérique, un quelconque identifiant permettant plus tard la synchronisation sur l’outil de lecture.

Ca c’est de l’utopie 3.0.